L’école algérienne et la problématique de l’éducation à la citoyenneté

Allaoua BENDIF

Résumé


La notion moderne de citoyenneté est productrice de lien démocratique et, par voie de conséquence, de lien social et de lien humain par l’égalité devant laquelle elle tient tous les hommes, tous les citoyens sans distinction de sexe, de condition, de race ou de religion. L’éducation à la citoyenneté constitue donc l’un des piliers de la construction de l’état de droit et du fonctionnement démocratique de ses institutions.    Elle est aussi une partie  importante de l’éducation de l’élève, de l’homme et du citoyen. A ce titre elle impacte, de manière significative, le parcours scolaire et la vie de l’individu. Cet article  se propose d’exposer quelques unes des particularités qui posent problème à l’école algérienne dans son effort d’éducation à la citoyenneté.

Mots-clés


Ecole algérienne ; Education ; Citoyenneté

Texte intégral :

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Références


- La devise de la Révolution française de 1789 qui a renversé le système féodal et son pouvoir monarchique absolu est : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

- Saliou. Sarr:«L'éducation à la citoyenneté: le rôle de l'école », enjeux socio-éducatifs et pédagogiques, sous la direction de F. Jutras, presses de l’université du Québec, 2010, D2529, ISBN 978-2-7605-2529-0.

- Cf. Guy Rocher : « L’organisation sociale », Editions HMH, Paris, 1970.

- « L’éducation à la citoyenneté en Europe », p. 8, publication de l’Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» (EACEA P9, Eurydice et soutien aux politiques).ISBN 978-92-9201-265-6.

- Ibid, p. 9.

- www.qca.org.uk.curriculum.

- Eduscol, portail national des professionnels de l’éducation.

-En langue arabe l’expression de « el watan-el-oum est la traduction la plus proche de l’expression française « la mère patrie ».

- A partir de certains versets coraniques et de certains hadiths du Prophète des exégètes musulmans ont légiféré dans le domaine de la politique « légale» (Essyassa Echaryya) qui définit les pratiques politiques considérées comme conformes à la loi Islamique (Echariia).

- Muhammad Faour, « A review of citizenship education in Arab nations”, paper, in Carnegie Middle East Center, May, 2013.

- Marlène Nasr : « Islam et démocratie dans l’enseignement en Jordanie », Editions Karthala 2007, ISBN : 978-2-84586-919-6:

-"Demain l'Algérie, les dossiers de l'aménagement du territoire", tomes 1,2 et 3, publication du ministère de l'équipement et de l'aménagement du territoire, OPU, Alger, non daté.

- Combien de fois a-t-on entendu des citoyens se plaignant du manque d’équipements publics, d’investissement créateurs d’emploi, d’infrastructures de base, se demander s’ils sont « algériens autant que les autres »,se considérés comme « oubliés » par l’Autorité publique.

-Djilali el Mestari, « Le discours religieux des manuels scolaires algériens de l’éducation islamique dans le cycle secondaire » Tréma, 35-36/2011.

-Cité par Philippe Perrenoud in :«Apprentissage de la citoyenneté...des bonnes intentions au curriculum caché, former les professeurs, oui, mais à quoi? http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1997/1997_07.html

- L’état de stress est défini par H. Selye, comme un « syndrome d’adaptation spécifique » consistant en la production, par l’organisme, d’un certain nombre de réactions psychologiques, organiques et fonctionnelles lui permettant de s’adapter, dans l’urgence, à des situations exceptionnelles, généralement caractérisées par leur agressivité et par leur propension à le déstabiliser dans ses capacités adaptatives. C’est donc, à l’origine, un état positif. On parle, en effet d’un état de stress positif, qui permet la majorer la réactivité de la personne dans certaines situations exigeant cette disposition particulière. L’état de stress devient cependant négatif dans deux cas: la répétition et/ou la durée excessive. Dans ces conditions, l’état de stress répétitif ou permanent produit les symptômes du « burn out » susceptibles de perturber de manière significative la personne qui en souffre, dans son potentiel adaptatif. Cette description nous semble tout à fait valide pour décrire la situation de l’école algérienne depuis des décades (notion de durée…).

- A une certaine époque, il se disait que le secteur de l’éducation nationale qu’il était le premier parti politique d’Algérie.

- Compte tenu de déperditions de temps pédagogique occasionnés par les grèves prolongées et des restes à réaliser en matière de programmes scolaires, les élèves obtiennent régulièrement de la tutelle depuis quelques années maintenant, la délimitation du seuil (ataba en arabe) des programmes concernés par les sujets d’examen du baccalauréat. Autrement dit, cet examen important ne porte pas sur l’ensemble des programmes de l’année scolaire.

- Que dire aussi de cette revendication syndicale de baisser le nombre d’années de travail pour une retraite à taux complet à 25 ans, alors que dans les pays développés, 42 ans d’activités suffisent à peine à équilibrer les comptes des caisses de retraite et que l’âge légal de la retraite dans certains pays scandinaves est de 67 ans?

- Philippe Perrenoud : «Apprentissage de la citoyenneté...des bonnes intentions au curriculum caché, former les professeurs, oui, mais à quoi? http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1997/1997_07.html

- Certains groupes multinationaux, que ce soit dans les divers secteurs de l’industrie, des finances, de l’audiovisuel etc. ont acquis, par les moyens gigantesques qu’ils ont accumulé, un pouvoir supérieur à celui de certains pays et sont capables d’orienter de manière significative leurs politiques.


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